samedi 8 novembre 2008

Fin de soirée

On reprend le vaporetto jusqu’au pont du Rialto et nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour diner.

Trop tard pour rentrer nous reposer à l’hôtel. Il est déjà 18 heures.

Venise 116 Nous prenons l’apéritif dans une ruelle animée de Venise. Bar à vin bien agréable. Nous sommes un peu serré sur la terrasse.

Diner dans un restaurant à coté. Très moyen voire décevant. Les pizzas sont bonnes mais le service passable. On essaye grossièrement de nous vendre des pates aux homards (péchés du matin ! – étonnant des homards à Venise). Les desserts sont franchement mauvais, en tout cas bien trop chers et pas à la hauteur du nom donné sur la carte. Le flan au chocolat et le coulis de chocolat blanc était un brownie dans une sauce parfumée au chocolat blanc. Le saucisson de chocolat une sorte de rouleau en chocolat avec des morceaux de noisettes à l’intérieur.

Les clients sont une bonne occasion de nous faire oublier ce que nous avons dans l’assiette.

Les 4 mamies à coté de nous sont de sortie. Elles n’arrêtent pas de rire mais il ne faut pas les chercher… surtout quand le serveur oublie de fermer la porte qui donne vers l’extérieur et que cela créé un courant d’air.

Derrière nous, un homme seul : il commande un plat mais en guise de hors d’œuvre, il verse de l’huile dans son assiette et sauce avec du pain. Estomac d’acier.

Venise 093 Nous quittons rapidement le restaurant et, sur la Place Saint-Marc, nous assistons à la sonnerie de 20 heures de la Tour de l’Horloge.

Retour de la Place saint marc à la gare routière en vaporetto et gros dodo après une journée bien remplie.

Le Palazio Gracci

Nous prenons le vaporetto au pont du Rialto pour aller au Palazio Gracci.

Venise 434Au départ, c’était le Musée de la Fondation Pinault. Il a restauré ce palais pour y exposer sa collection personnelle alors qu’en France,il n’arrivait pas à finaliser son projet.

En fait, ce ne sont plus les œuvres de la collection personnelle de François PINAULT mais une exposition sur le thème de l’art contemporain italien (de 1968 à nos jours).

Ca commence par le hall : 9 corps recouverts d’un linceul. Une œuvre en marbre.

Venise 436 Le reste est finalement beaucoup moins extravagant qu’on pourrait s’y attendre. Si le palais est magnifique, les œuvres exposées sont moins intéressantes que Chris l’imaginait. Heureusement l’audio guide permet de mieux s’y retrouver et de comprendre un peu mieux “le délire de l’artiste” (très tiré par les cheveux le plus souvent).

St Martin à cheval

Venise 562 Le 11 novembre, les enfants de Venise fêterons la Saint Martin. C'est l'occasion aussi pour eux de se faire offrir un Saint Martin à cheval qui... se mange !

Murano et Burano

Levé à 8 heures. Petit déjeuner et départ avec le bus de ville. Nous réussissons à prendre celui de 8 heures 51.

Venise 344 A l’embarcadère, nous prenons le vaporetto pour Murano. C’est la ville du verre. Il y a des magasins partout.

Nous n’allons pas au musée du verre ayant déjà vu, à notre avis, la même chose sur le trajet pour Niagara au printemps…Venise 289

Ballade sur les quais.

 

Nous profitons d’une porte ouverte pour regarder des ouvriers travailler.

Petit en-cas (café et petit sandwich) dans un café sur les quais et retour en vaporetto vers le quai de départ pour Burano.

Le vaporetto est dans 30 minutes. Dernière ballade dans Murano. Nous cédons pour un souvenir : Une coupe en verre signée par l’artiste et avec le « M » de Murano. Tout se marchande, des 36 euros du départ, nous l’obtenons pour 30 euros. Marchandage relatif finalement.

Le trajet de Murano à Burano est assez long. Nous déjeunons sur les quais. Je goute une spécialité de poissons frits ou en beignets (calamars, petits poulpes, éperlans, crevettes…). Alain se contente d’un classique panini et de frites.

Venise 363Burano est une île de la lagune de Venise. Elle est traversée par des canaux enjambés par des ponts et est reliée par un pont à l'île de Mazzorbo. Cette île est connue pour la dentelle qui y est fabriquée et pour ses canaux bordés de maisons colorées. La coutume veut qu'il revienne aux femmes de choisir la couleur de leur maison. On dit qu'elles choisissent une couleur vive afin que leur époux, pêcheur, puisse repérer de loin la maison, surtout par temps de brume ou après une soirée trop arrosée !

Venise 384 Sur une place, nous découvrons la statue de Baldassare Galuppi — né le 8 octobre 1706 à Burano et mort le 3 janvier 1785. Venise 382

Nous découvrirons en rentrant que c’est un compositeur vénitien, connu pour ses opéras.

Belle ballade dans la ville. Maisons de pécheurs typique colorées. Partout, du linge est pendu aux fenêtres. Burano : la ville qui sent la lessive.

vendredi 7 novembre 2008

Diner au bord de l'eau...

Plusieurs restaurants sont situés au bord du Canal à proximité du Rialto.

Il doit être bien agréable de diner à la bougie au bord de l’eau et surtout au mois de novembre…

Nous jetons notre dévolu sur le dernier restaurant au bout du quai.
Le serveur nous place sur une table tout au bord du Canal ;
Après un apéritif léger, nous choisissons sur la carte. Les italiens ont l’habitude de manger un premier plat (généralement des pâtes), puis un plat de viande ou de poissons, puis des légumes et enfin de prendre un dessert.

Christophe commande un bar accompagné de sauce tomate et de fruit de mer et goute un tiramisu. Alain prend une entrecôte et choisi aussi un tiramisu.

Retour en bus à l'hôtel.

Dans le quartier du Dorsoduro

Nous prenons le vaporetto pour aller dans le quartier du Dorsoduro.

Nous faisons un repas rapide dans un café de quartier. Alain prend une pizza aux quatre fromages et Chris une salade mimosa (salades, mais, œuf, tomate, cube de mozzarella). Le menu indiquant que les pizzas et les pates étaient surgelées, il valait mieux jouer la prudence et choisir des produits frais. Gagné, la pizza était immangeable, du moins , elle n’avait rien à voir avec l’excellente de la veille au soir.

Nous nous promenons ensuite dans le quartier puis nous débouchons sur les Zattere, un grand quai qui longe le canal sur deux kilomètres. C'est la promenade préférée des vénitiens qui aiment s'y trouver au crépuscule.

Notre guide nous conseille de goûter les glaces de Chez Nico. Nous cédons. Par contre, nous faisons l’impasse sur la visite de l’Eglise des Gesuati. Plusieurs explications à cette décisions : nous sommes saturés de tableaux, bordures en stucs, escaliers de marbre et autres spécialités de la décoration vénitienne, la visite est payante et nos jambes commencent à être lourdes.

Nous décidons de retourner à l’hôtel en vaporetto puis en bus et de nous reposer un peu dans la chambre.

Après quelques heures de repos, nous reprenons la direction du pont du Rialto.

Le Campanile et la Basilique...

Nous sommes réveillés à 7 heures 30.

Le petit déjeuner qui est servi à l’hôtel est très correct : jus de pamplemousse, d’orange et d’ananas, fromage, charcuterie, yaourt, viennoiseries, salade de fruits, plusieurs sortes de pains et de céréales… Alain trouve que c’est plutôt simple. Si on tient compte du rapport qualité-prix, c’est tout à fait acceptable.

Sitôt finis de déjeuner, nous prenons le bus pour être le plus vite possible et avant l’arrivée des hordes de touristes sur la Place Saint Marc. Il faut être prudent : chaque année, 14 millions de touristes «passent » par la piazza...

Notre premier objectif est le Campanile. Nous décidons de monter en haut du Clocher. Alain va vaincre sa peur du vide et son vertige.

Construit d’abord comme tour de défense et tour de guet de la première forteresse des doges, au 10e siècle, il a été reconstruit et surélevé à plusieurs reprises. Garni d’une chappe de cuivre, il servait même de phare, visible à plus de quarante kilomètres.
Par adjonction de la pièce la plus haute, au 16e siècle il est devenu clocher, et abrita cinq cloches qui sonnaient le début du travail, l’heure de midi, la convocation des sénateurs et l’annonce des exécutions.

Il s’est écroulé plusieurs fois, en 1388, 1489, et 1511, frappé par la foudre ou ébranlé par une secousse sismique.

En 1902, il s’écroule une fois de plus sur ses bases, verticalement, sans causer de dégâts, ni à l’église, ni au palais des doges et sans faire de victime humaine. La chute étant prévisible, les abords avaient été dégagés. Seul, le chat du concierge y a perdu la vie.

L’archange Gabriel, placé au sommet, qui servait de girouette, est resté entier dans sa chute. On dit que le campanile « s’est écroulé en gentilhomme ».

La décision de le reconstruire en parfaite réplique est prise aussitôt, avec l’impérative nécessité de réutiliser autant que possible les éléments d’origine. Cela demanda dix ans. Il est terminé en 1912. Il mesure alors 98,50 mètres.

En 1962, le campanile a été équipé d’un ascenseur. Ouf, c’est un soulagement pour nous qui allons monter.

Nous nous enthousiasmons devant ce panorama de Venise baignant dans son bleu lagunaire.

En descendant nous nous dirigeons vers la Tour de l’Horloge.

La construction de cette tour date de 1496. L'horloge indique l'heure, les phases de la Lune, la position du soleil et des signes du zodiaque, et les saisons. Elle était utile aux navigateurs pour prévoir les moments favorables de la navigation. Au-dessus du lion ailé de Saint Marc, des automates sonnent les heures.

La place est remplie de pigeons. A notre étonnement, ils ne sont absolument pas craintifs. Mieux, c’est très facile de les faire monter sur nos bras ou nos épaules : quelques miettes dans les mains et l’affaire est réglée. Beaucoup de touristes se font prendre en photos avec. L’un appelle l’autre et c’est bientôt des dizaines de volatiles qui nous entourent.

Visite de la cathédrale Saint Marc. On entre sans difficultés. Pas de file d’attentes. Les touristes ne sont pas encore là ?

Le saint patron de Venise était Saint Théodore. Le saint grec témoignait de l'influence byzantine sur Venise. Quand en 828, le corps de Saint Marc fut ramené d'Alexandrie par 2 marchands vénitiens, il devint le Saint patron de la ville. On lui construisit une petite chapelle, dans le Palais des Doges, qui n'était à l'époque qu'un château fort.

En 832, on termina, non loin du palais des Doges, une petite église mausolée, incendiée en 976. Reconstruite en 978, elle sera de nouveau abattue.

En 1063, on construisit un sanctuaire inspiré de la Basilique des Saints Apotres et de la Basilique de Sainte Sophie à Constantinople. Edifice en croix grecque, elle est assez trapue, possède déjà des coupoles basses et sa façade est de briques rouges. La Basilique fut consacrée en 1094.

Peu à peu, la façade de l'austère basilique se pare de revêtements de marbre et de portiques profonds, soutenus d'une double rangée de colonnettes. La brique disparait sous le marbre. Le grand portail est orné de bas-relief représentant les métiers et les signes du zodiaque.

Flèches, bas-reliefs, arcs, chapiteaux, du 11e au 15e siècle, elle intègre différents styles, assimilant les arts de l'Orient et ceux de l'Occident.

Elle les assimile tellement qu'une partie des ornements provient directement d'Orient, comme le groupe des Tétrarques en porphyre rouge syro-égyptien, ou les célèbres chevaux de Saint Marc. Nous y reviendrons.

Outre les coupoles, ce sont surtout les magnifiques mosaïques sur fond d'or, couvrant entièrement les parois de la Basilique, qui rattachent cette basilique chrétienne, à l'art oriental.

A l'intérieur, ces mosaïques constituent une véritable Bible illustrée, servant à l'édification des croyants.

A l'origine, ces figures sont toutes de type oriental, en aplat, sans mouvement, elles apparaissent souvent rigides, sans mise en scène. Elles ont été exécutées par des artisans orientaux ou vénitiens, mais toujours dans un style oriental caractéristique des icônes.

La mosaïque introduit plus tard des notions nouvelles, comme le relief et la perspective. Les mosaïques de la basilique San Marco sont ainsi une véritable école d'art, depuis les premiers aplats byzantins jusqu'à des mises en scène en perspective.

Mais le trésor des trésors de la Basilique San Marco, c'est le Pala d'oro.
L'un des plus beaux chefs d'oeuvres d'orfèvrerie qui soit permis d'admirer. Ce rétable d'or date du 14e siècle: 3000 pierres précieuses et 80 émaux sont enchassés, à la gloire des fêtes chrétiennes (registre supérieur), tandis que le Christ apparait au centre, entouré de 4 prophètes et dominant l'impératrice Irène, le Doge Ordelaffo Falier et la Vierge. Sur les côtés, ont pris place les apôtres et autres prophètes.

Nous sortons. Une file de plusieurs dizaines de mètres de long s’est formée durant notre visite. Les touristes sont arrivés et ils sont … asiatiques !

Au sortir de, nous regardons les chevaux qui semblent garder la place du haut de la terrasse de San Marco. L'origine des chevaux est incertaine. Œuvre grecque, œuvre romaine du 4e ou 3e siècle av. J.-C. ? Datent-ils de l'époque de Constantin, 3e siècle ap. J.-C. ?

Non, ils seraient plutôt un butin de guerre, ramené d'un hippodrome de Constantinople, en 1204, par le doge Dandolo, lors de la 4e croisade.
Ils devinrent le symbole d'une Venise libre et triomphante.
Napoléon, envahisseur de l'Italie, céda Venise à l'Autriche, en 1797. Il en emporta, entre autres, le quadrige dans son butin de guerre. Il eut l'idée de faire installer ces chevaux sur l'Arc-du-Caroussel, à Paris !
Inutile de préciser que cet envahisseur qui dépouilla Venise est particulièrement haï des vénitiens. En 1805, Venise rejoignit le royaume d'Italie.
Venise récupèrera son quadrige en 1815, mais la ville ne se dépara plus de sa haine envers Napoléon.