lundi 8 décembre 2008

Soirée à l’hôtel

Nous repassons chez Orbit tours pour chercher nos billets d’avion pour notre voyage au Caire mercredi. De retour à l’hôtel, nous prenons l’apéritif au bar de la terrasse extérieure. L’équipe de Look organise tous les soirs un Quizz. Aujourd’hui le thème est les musiques d’émissions TV. Nous pensions que ce serait facile pour nous et nous avons eu raison : Alain gagne haut la main la première partie en découvrant les titres de Capital, Club Dorothée, On a tout essayé. Au super banco, là où tout les points précédents sont annulés, il découvre Des racines et des ailes et remporte la partie. Son lot est un petit déjeuner au lit amené par l’animateur ou animatrice de son choix dans la tenue de son choix. Demain, nous devrions avoir le petit déjeuner amené par l’animatrice du jeu habillée en Jackson 5… Mais à la fin du jeu, Alain renonce à son cadeau et l’animatrice en est quitte avec une bise.

Plongée dans la mer rouge

Rendez vous à 8 heures devant l’hôtel. Un jeune nous accompagne en taxi jusqu’au bateau. Il nous confirme notre départ au Caire mercredi matin et le voyage pour Louxor jeudi soir.

Le bateau nous emmène sur l’Ile de Giftun. Le trajet dure une bonne heure. Le temps est moyen pour l’instant. disons qu’il ne fait pas aussi chaud qu’hier. La traversée est agrémentée par une démonstration de pliages de serviettes de bain: turban, chapeaux en tout genre…

P1070847Arrivés à proximité de l’ile,notre bateau ne peut s’amarrer (profondeur très faible du fond). Une embarcation nous emmène sur l’Ile. La barque est pleine, le pilote fait tanguer volontairement…

Arrivés sur l’ile, nous trouvons un coin tranquille. Il y a beaucoup de monde ici. Rapidement, nous chaussons les palmes à la découverte des fonds marins.

P1070858 Dès les premiers mètres, il y des poissons et des coraux. A chaque pas, les espèces changent. Notre baignade dure une bonne demie heure et l’expérience est vraiment très particulière : approcher et presque toucher les poissons que nous avons vus hier dans les aquariums ! Beaucoup d’oursins également et un poisson pierre.

Sur la plage, un des accompagnateurs nous parle de la France et de Sarkozy. Il dit qu’il ne veut pas se marier car les règles sont mauvaises en Egypte. Il ne remet pas en cause directement le Président mais plutôt ceux qui font les lois. Il abrège en disant que nous sommes en vacances et que, lui, il est là pour travailler et qu’il ne doit pas nous embêter avec ca.

Alain dit qu’il y a trois sujets à ne pas aborder de prime abord avec des inconnus pour rester dans de bons termes: l’argent, la religion et la politique.

De retour sur le bateau, il est l’heure de déjeuner. Repas frugal mais qui a l’originalité d’avoir été préparé sur le bateau: pommes de terre à la viande hachée, salade de tomates, poisson grillée et fallafel.

P1070910 L’après midi est consacré à deux plongées au large de l’ile. Il y a beaucoup plus de poissons et de coraux. Le spectacle que nous observons n’a rien à voir avec celui du matin. Beaucoup moins de touristes donc beaucoup plus de coraux intacts tout au long de la plongée. Nous nageons à des profondeurs différentes. Spectacle permanent. Même si nous étions fatigués après la deuxième plongée, la troisième est l’apothéose tant par la profondeur, les poissons que nous découvrons et la beauté des coraux. Peu de ceux qui sont sur le bateau profitent du spectacle, ils n’ont pas eu le courage de plonger une troisième fois. C’est dommage pour eux.

P1070953 Le retour est calme. Tout le monde se repose et profite du soleil couchant. Au retour, le bus qui nous ramène à des problèmes de moteur. On nous demande de descendre: le moteur est sous le siège. Un couple est monté avec nous. La femme nous fait la confidence qu’un couple de russes a pris du corail vivant lors d’une plongée. Encore les russes qui se font remarquer.

dimanche 7 décembre 2008

Nous étions prévenus...

Après le diner, nous terminons la soirée sur la terrasse du bar extérieur de l’hôtel, sous les étoiles, avec un digestif.
Au bar, nous croisons un russe. Il nous demande si nous sommes français. Oui. Du tac au tac, il répond « Nicolas Sarkozy » ;
C’est fou ce que notre Président est connu. A chaque fois que nous disons que nous sommes français, on nous lance « Nicolas Sarkozy ». Alain du coup répond le plus souvent « Carla Bruni » ; Visiblement, elle est moins connue quand même.
Là Alain tente « Poutine », le russe rectifie immédiatement « Medvedev ». L’humour français (même la provocation) ne passe pas chez les russes.
Le même russe qui a déjà bien bu cassera une shisha en retournant s’asseoir. Après quelques discussions avec le personnel du bar, et l’encadrement venu en renfort, notre « ami » s’en sortira en payant la casse. Les riches sont des nouveaux riches pour qui l’argent peut tout arranger.

Périple dans les rues d'Hurghada

Parce qu’il faut organiser notre semaine et prévoir nos excursions, nous décidons de nous rendre dans l’agence que nous avons repérée sur internet. Périple qu’il faut prendre le temps de raconter.
Nous avons fait l’erreur de ne pas relever le nom de la rue de l’hôtel et nous sommes partis « la fleur au fusil » pensant que c’était pourtant simple à trouver pour un taxi local. Le premier taxi (il y en aura plusieurs…) ne connaît pas le Marmara hôtel. L’agence se situe en face. C’est mal parti pour nous. Comme le taxi ne sait pas où aller, nous lui demandons de nous arrêter au Mac Do (point central pour les touristes). Nous demandons à plusieurs personnes et même dans un hôtel et personne ne connaît. La palme revient au vendeur de l’agence AVIS qui refuse de nous renseigner et nous précise clairement qu’il est un loueur de véhicule et qu’il ne travaille pas pour les agences.
Finalement, nous entrons dans un hôtel, et grâce à un Cyber, nous retrouvons le site français et l’adresse de l’hôtel Marmara à Hurghada. Le second taxi nous mènera à bon port. Je passe sur les interminables palabres pour négocier le prix de la course ; les compteurs ne semblent pas être utiles en Egypte.
L’agence est fermée, elle est en travaux. Un ouvrier est assis à l’intérieur. Tout ca pour ca ! Un jeune homme assis devant un magasin à coté nous interpelle. C’est Tamer, le vendeur qui parle français et que les blogs indiquent comme étant un excellent interlocuteur.
Après quelques discussions, nous optons pour une journée en bateau pour découvrir les récifs coralliens et l’Ile de Giftun, un voyage en avion et la découverte du Caire et une excursion à Louxor. L’agence s’occupe de tout y compris d’aller nous chercher à l’hôtel. Ouf, plus besoin de négocier avec les chauffeurs de taxi.
Au retour pour l’hôtel, un chauffeur commence à nous embrouiller en nous demandant d’échanger de la monnaie, en fait, des euros contre des livres égyptiennes. Les discussions durent le long du trajet, il en profite pour négocier la course qui passe, au fil du temps, de 150 LE à 40 LE pour deux. Le taxi n’en fini pas de prendre des rues, des avenues et il s’arrête au final devant l’hôtel BELLA VISTA. Bien que nous expliquions au chauffeur que nous sommes à l’hôtel AQUA VISTA, il ne veut rien savoir et s’arrête là. Il repart avec 20 LE et nous gardons ses 4€. Nous filons et attrapons un taxi qui nous emmène à bon port pour 20 LE.

Tour de ville


A 13 heures 30, nous faisons le « tour de ville » organisé par les animateurs de Look en plus c’est gratuit. Ca commence par un arrêt dans une boutique pour nous montrer la fabrication de papyrus. Le papyrus était très utilisé par les pharaons. C’est une plante sacrée. D’une part parce que sa feuille ressemble aux rayons du soleil et d’autre part, parce que sa tige, quand elles coupée, est un triangle donc… une pyramide. Il faut 12 jours pour fabriquer le papyrus. 6 jours pour que les feuilles se détachent en lamelle (elles baignent dans de l’eau pour ca) et ensuite, 6 jours pour qu’elles sèchent. Visite intéressante. Nous achetons un papyrus pour nous et un pour ma mère.
La visite se poursuit. La ville est en construction. Depuis 4 ans, le nombre d’hôtels a plus que doublé. Fréquentation massive de russes « avec des mœurs particulières » nous a-t-on prévenus à l’hôtel. En fait, le russe a une propension à boire plus que de raison mais aussi à « ploter » ostensiblement sa femme quand il est content (et pas que les seins !).
Visite ensuite de l’aquarium. Deux belles tortues, quelques requins qui ont l’air de s’ennuyer (ils n’ont pas beaucoup d’espace) et une dizaine d’aquariums avec des poissons multicolores. Rien de sensationnel.
Sur la terrasse du bar au dessus, on boit un rafraichissement et on tente de fumer la shisha mais le charbon n’est pas assez chaud. On passe devant la mosquée, elle est en réfection. Arrêt devant un immeuble. Notre accompagnateur nous indique qu’au sous-sol se trouve l’église catholique d’Hurghada. Descente pour visiter. Etrange impression puisque la décoration est un mélange d’église catholique mais aussi d’église orthodoxe. Deux jeunes égyptiens sont en prière. Ceux qui nous accompagnent ne peuvent s’empêcher de parler à voix haute. Pas très respectueux. En fait, le guide du Routard (la bible !) nous apprendra plus tard qu’il s’agit d’une église copte orthodoxe.
Nous allons ensuite dans le souk. A la différence de celui d’Hammamet, de ceux en Turquie, celui d’Hurghada est à ciel ouvert. Les rues sont larges. Comme d’habitude, impossible de faire un pas sans être interpellé par un vendeur : « look is free ».
Nous terminons notre ballade à Ramstore. Le guide nous dit qu’il s’agit d’un magasin d’Etat. Les prix sont fixes et affichés. Pas de marchandage possible. En même temps, les prix sont très bas et ce sont les mêmes objets que ceux vendus dans les échoppes du souk. Le dentifrice Signal que nous avons acheté dans le souk est vendu ici 15 LE (environ 2,30 euros) mais là, c’est un lot de deux tubes.
Retour à l’hôtel. Il est presque 19 heures.

Détente autour de la piscine

Réveil assez tôt compte tenu du décalage horaire. Le restaurant pour le petit déjeuner ouvre à 7 heures. De la chambre, nous entendons la musique des restaurants. Douche rapide et nous sommes d’attaque vers 8 heures. Buffet copieux, omelettes et crêpes faites à la demande.

Un peu de repos sur un transat. Il y a deux piscines sur notre hôtel et nous pouvons également aller sur les piscines des hôtels à coté. A l’hôtel, une des piscines est chauffée, l’autre non. On fait trempette mais elle est vraiment très froide. Repli vers la piscine extérieure chauffée.

A 10 heures, réunion avec les animateurs de Look surtout pour nous vendre des excursions un peu chères. Nous avons préparé notre programme de la semaine et nous ferons appel à une agence en ville.

samedi 6 décembre 2008

Départ pour Hurghada

Arrivés tout droit de Millencourt-en-Ponthieu, nous prenons la navette de 14 heures 40 au SuiteHotel de Paris Roissy Ville. La voiture est rangée sagement sur le parking de l’hôtel, ca nous permet d’économiser le parking à l’aéroport. Direction le Terminal 3 de Roissy CDG.
Les documents de voyage nous sont remis au comptoir de Look Voyages. L’employée n’est pas très aimable mais elle sourit à la fin et nous souhaite quand même un bon voyage.
L’enregistrement est rapide. Personne en attente. Alain a laissé son couteau suisse dans le sac à dos que nous prenons en cabine. Juste le temps de le glisser dans la valise avant qu’elle ne soit emmenée sur le tapis roulant.
Petite ballade dans le hall et achats au kiosque à journaux.
Les contrôles sont passés avec succès. Quelle galère de devoir toujours retirer sa ceinture et de vider ses poches avant de passer sous le portique de sécurité.
L’embarquement a lieu avec du retard. Nous décollons à 17 heures au lieu des 16 heures 25 initialement prévues.
Nous volons avec Air Méditerranée dans un AIRBUS A 320-200. Le commandant de bord annonce un vol de 4 heures 30. La température à Hurghada est de 30°C. Des turbulences devraient animer le voyage…

A 18 heures, une hôtesse annonce un repas froid dans une demi-heure. Ouf, Chris a faim.

Lu dans les Inrock’s, un film plutôt confidentiel diffusé une seule fois sur Canal+ et devenu culte. Ca s’appelle La classe américaine ou Le grand détournement. C’est un film constitué d’extraits de films classiques américains auxquels ont été adjoints des doublages humoristiques.

Pile à l’heure. Le repas arrive à 18 heures 30 comme annoncé. Au menu : coleslaw, tagliatelles et poulet panés, tartelettes amandine aux poires (ou plutôt à la poire). Jus de pomme pour Alain, Vin blanc pour Chris (un Gaillac, Château Adélaïde, cuvée Australe, 2007).

Le commandant nous donne quelques information sur le vol : 10700 mètres d’altitude, 980 kms/heure et une température extérieure de -53°C. Notre trajet survole Genève, Milan, Brindisi au bord de la mer Adriatique et Le Caire. Nous avons un « petit vent arrière » et nous arriverons à 21 heures 20.
Notre voisine lit Le premier sexe d’Eric Zemmour. Drôle de lecture pour une fille. Chris engage la conversation sur le sujet. Elle nous indique qu’elle n’est pas d’accord avec tout ce qu’il écrit mais qu’au moins Zemmour a la sincérité de dire ce qu’il pense. Elle nous offre des M&M’s. Elle a acheté un gros paquet au duty free. Gourmande !

L’arrivée est à 21 heures 30 soit 22 heures 30, heure locale. Il fait 20°C.
Les formalités de douanes sont très rapides. Look s’est occupé de notre visa. La fiche de police que nous devons remplir est succincte. Contrôle rapide par l’officier qui donne notre fiche à un collègue derrière une vitre opaque pour une saisie informatique. Nous rejoignons, en moins de 15 minutes, notre hôtel. Nous avons le droit dans le bus à une brève explication : ici il ne pleut jamais, jamais de nuage, ne pas boire d’eau du robinet.

A l’arrivée à l’hôtel, on nous donne une bouteille d’eau minérale. Délicate attention. Un des quatre restaurants est resté ouvert pour que nous puissions prendre un repas. Nous picorons et nous prenons rapidement la clé de notre chambre.
La Chambre 6170 donne sur la piscine. Belle vue de notre balcon sur les bassins illuminés et sur la terrasse des restaurants. Il fait encore très bon pour l’heure. Le sommeil n’est pas trop difficile à venir.