lundi 27 octobre 2008

Ce midi, nous avons rendez-vous avec Christophe et Xavier et un ami américain, Brett, pour déjeuner au Restaurant Les Remparts à Provins. C'est un restaurant que nous voulions faire depuis longtemps. Une bonne adresse et un menu excellent.

Pour vous mettre l'eau à la bouche :

Amuse Bouche (soupe de haricots rouge et fleurs d’ibiscus)

Entrée (au choix) :
Noix de Saint-Jacques Marinées, Raz el Hanout
Carpaccio de Betterave Chioggia - Shiso Feuille
Ou
Escalope de Foie Gras Chaud Poêlée
Mousseline de Patates Douces, Meringue à la Truffe
Jus Corsé au Verjus

Plat (au choix) :
Filet de Bar Cuit sur la Peau
Choux de Shangaï, Sauce Passion
Jus de Fenouil, Salpicon de Langoustine
Ou
Pavé de Veau
Laqué au Miel et à la Mélisse
Tombée d’Epinards, Cerfeuil Tubéreux Glacés
Crème Brûlée à l’Orange

Fromages de nos Régions

Pré-Dessert (mousse chocolat et fruits rouges sous crumble de fruits secs)

Puis

Au choix
- Soufflé Chaud au Confit de Pétales de Rose de Provins
- Déclinaison de Petits Desserts sur le Thème de la Rose
- Soupe de Chocolat Gianduja, Noisettes Effilées Torréfiée, Chantilly à la Fleur d’Oranger, Cannelés Bouchons

lundi 20 octobre 2008

Enfin...


Depuis qu'on voulait le faire ce menu spécial. Rendez-vous ce midi au Restaurant Les Pilotes à Saint-Valery sur Somme. Avec une vue panoramique sur la Baie de Somme, Richard Degageux, ancien Chef de la Reine d'Angleterre et son fils Luc proposent un menu de 12 plats durant le mois d'octobre et de novembre. C'est une cuisine riche au goût puissant où les produits de la mer ont une place d'honneur. L'anniversaire d'Alain est l'occasion qui fait le larron. Le rapport qualité/prix vaut le déplacement (75 euros par personne boissons comprises).

dimanche 18 mai 2008

Nous partons ce matin pour un séjour de 5 jours. Nous allons visiter Philadelphie, Washington, les chutes du Niagara et Boston.
Quand nous avons décidé d’aller aux USA, nous voulions aller à NYC et visiter ces villes. Nous avions également idée d’aller à Miami mais le temps de trajet n’était pas favorable. Nous aurions perdu beaucoup trop de temps et nous n’aurions pas pu faire tout ce que nous voulions à Miami et visiter les villes de la cote Est.
Une de nos idées, étaient de louer une voiture au départ de NYC et de visiter, par nous-mêmes, les villes de Philadelphie, Washington, Niagara et Boston. Une étude rapide sur mappy nous a fait changer d’idée, il fallait presque 8 heures de routes pour aller à Niagara. Conduire, être attentif à la route, se repérer et visiter : trop de choses pour nous en si peu de temps.
Par chance, par miracle, en surfant sur le net, nous avons trouvé une agence de voyage qui proposait des packs sur 3, 4 et 5 jours permettant de faire des circuits au départ notamment de New-York (http://www.tours4fun.com ). Les prix étaient très attractifs notamment au regard des villes visités et de la qualité des hôtels où nous devions séjourner. Banco nous avons réservé.
Nous sommes allés au point de rendez-vous en taxi bien que ce ne soit pas très loin finalement de l’appartement.
En quelques minutes, nous sommes dans au 85, Bowery street au beau milieu de Chinatown.
Nous faisons connaissance avec notre guide qui nous donne rendez-vous pour le départ dans une heure. Nous avons le temps de prendre un petit déjeuner.
Pour la première fois, nous entrons dans un McDonald’s.
L’endroit est rempli d’asiatiques qui prennent également leur petit-déjeuner ou qui font sagement la queue pour aller aux toilettes.
C’est le McDo le moins bien organisé de tous les Etats-Unis. Nous aurons bien attendus 40 minutes pour avoir notre commande…
Il nous aura fallu nous bagarrer un petit peu pour faire comprendre que nous voulions nous asseoir alors que la table était réservée par trois personnes qui attendaient une quatrième qui n’avait toujours pas commandé.
Mon plateau est prêt avant celui d’Alain et je vais donc m’asseoir. Alain arrivera 10 bonnes minutes plus tard… Au final, c’était le McDo le moins bien organisé mais également celui qui vend la nourriture la moins bonne des Etats-Unis.
Sitôt assis, il est l’heure de retourner à notre point de rendez-vous. Nous allons faire connaissance avec nos compagnons de route.
Surprise, le bus est là, prêt à partir et il est rempli de…chinois. Nous sommes les seuls européens à voyager, presque même les seuls « blancs » !
Notre voyage commence par une visite de New-York (encore une fois). Nous allons découvrir ce que les tour-operators considèrent comme devant être immanquable à NYC…

samedi 17 mai 2008

Levé encore tôt, nous partons pour la seconde journée de découverte de NYC en bus.
Nous choisissons de faire la visite de Brooklyn.
Nous traversons le pont de Brooklyn. Long de deux kilomètres, il a été ouvert à la circulation le 24 mai 1883, après 14 ans de travaux. Pendant cette seule journée 1 800 véhicules et 150 300 personnes l'ont emprunté. Son architecte est mort des suites d'un accident sur le chantier. La circulation se fait sur deux niveaux, l'un pour les véhicules à moteur et l'autre pour les cyclistes et piétons.
La ballade se fait sous le soleil et c’est super agréable. Nous sommes sur la terrasse au fond. Nous passons devant le Brooklyn Museum of Art et le jardin botanique puis Grand Army Plaza.

Chez Ben Benson's

Nous reprenons le bus pour rentrer chez Vinh.
En arrivant à Times Square, nous voyons le magasin M&M’S. Là encore, sur trois étages, tout est à la gloire du célèbre petit bonbon chocolaté avec sa petite cacahuète.
Nous prenons le métro pour rentrer chez Vinh.
Bien fatigués de notre journée, Vinh nous demande si nous aimons la viande. Bien sur. Il nous propose de nous emmener dans l’un des meilleurs Steack House de NYC. Nous voilà donc repartis pour le Ben Benson’s (123 W 52nd S, NY 10019, (212) 581-8888, http://benbensons.com ).
L’ambiance est feutrée. Les serveurs très attentionnés. Vinh nous explique que ce restaurant est surtout fréquenté par des hommes d’affaires ou des cadres de Manhattan le midi et le soir. Certaines tables sont réservées à l’année par les sociétés.
Nous sommes à la table d’Eddy the great (un petite plaque en fer sur le mur est là pour le rappeler) ;
La carte présente un grand choix de viandes. Nous commandons chacun un T-bone. En règle générale, la viande rouge est plutôt chère aux Etats-Unis mais là les prix sont très élevés (48,50$ le T-Bone sans compter les taxes et le service de 15%). En plus, il faudra commander les légumes qui sont également facturés.
La viande est excellente. Nous la dégustons avec la fameuse sauce du restaurant. Il s’agit d’une sauce à base de tomate et de mélasse, sucre roux, anchois, ail, tamarin et raifort. Vinh en achètera un pot pour manger chez lui. A la fin du service, le maitre d’hôtel nous a amené un doggy-bag. A l’intérieur le pot de sauce mais il est aussi possible de demander pour « son petit chien à sa mémére » les restes du repas !
Il pleut. Nous rentrons un métro non sans passer par Times Square tout illuminé.

Le Rockfeller Center

En descendant du bus, ce qui impressionne de suite c’est la hauteur du gratte-ciel et l’impression de symétrie de l’espace autour. L'ensemble n'est pas sans rappeler les objectifs du style Beaux-Arts, avec une influence du style Art Déco pour son décor.
Nous allons sur la Rockefeller Plaza. La célèbre statue en bronze doré de Paul Manship, représentant le légendaire Titan Prométhée apportant le feu à l'humanité occupe le centre de la place. Des jets d’eau la mettent en valeur. Trônant devant la silhouette élancée du GE Building, la statue pèse huit tonnes et mesure six mètres. Le modèle qui posa pour sa réalisation en 1933 était bodybuilder.
Sur le mur de granite derrière la statue, il est écrit un extrait d’Eschyle : « Prometheus, teacher in every art, brought the fire that hath proved to mortals a means to mighty ends » ce qui veut dire « Prométhée, maître de tous les arts, apporta le feu, le plus grand bien qui soit pour les Vivants ».
Nous entrons dans le GE Building, gratte-ciel le plus célèbre du Rockefeller Center.
Construit en style art déco, il mesure 259 mètres de hauteur et comporte 70 étages, ce qui en fait le neuvième immeuble le plus haut de New York. Le GE Building, achevé en 1933, se trouve au centre du complexe voulu par Rockefeller. Il en est la pièce maîtresse par ses dimensions et sa situation au 30 Rockefeller Plaza. Son architecture est l'une des plus originales de Manhattan. Conçu comme une lame effilée, l'une de ses particularités est d'avoir un toit plat, sans flèche, ce qui le différencie des autres tours art déco construites dans les années 1930, comme l'Empire State Building ou le Chrysler Building. Le toit plat est conçu pour ressembler au pont d'un paquebot. Les lignes verticales et les décrochements amplifient l'impression de hauteur et d'élancement, particulièrement prononcée lorsqu'on regarde l'édifice depuis la Rockefeller Plaza.
Il n’est pas possible de prendre les ascenseurs pour accéder aux étages. Par contre, le sous-sol est un labyrinthe de galeries qui s’étendent bien au-delà du simple GE building.
Il y a plusieurs snacks et nous décidons de manger dans un fast-food italien (pizza pour Alain, Salade aux parmesan et pizza pour Christophe).
En sortant du Rockefeller, nous nous retrouvons devant le magasin de NBC. NBC a longtemps été la chaine de télévision n°1 aux États-Unis grâce à des programmes tels que Friends, Urgences, Will & Grace, The Office ou le très fameux Saturday Night Live. Cependant depuis quelques années NBC a connu une forte érosion dans l'audience de ses programmes phares mais la diffusion de la série Heroes confirme la place de la chaîne dans les premiers rangs. Dans les allées du magasin, sur les 3 étages, on retrouve donc des produits à l’image de ces séries… mugs, tapis de souris, magnets, casquettes… mais aussi une tenue d’infirmier pour la série Urgences. Les prix sont excessivement chers. Nous découvrons les premiers T-shirts pour les jeux olympiques… au premier étage, un stand permet de se faire photographier et de repartir avec son héros préférés à ses cotés. Un exploit : nous n’achetons rien !
En sortant, nous sommes intrigués par des tentes installés près du Radio City Hall. En fait, les gens attendent pour obtenir des places pour le Saturday Night Live. Nous avons questionnés une des personnes. En fait, elle attendait depuis la veille et les billets ne seraient que le lendemain. Il faut être dans les premiers car, déjà, des personnes ont réservés par internet et que les places libres sont très peu nombreuses. On ne peut pas vraiment s’imaginer ce que représente SNL aux États-Unis. C’est une émission de divertissement hebdomadaire qui est diffusée depuis 1975. Elle se compose de sketches, de parodies et de segments musicaux.

vendredi 16 mai 2008

Les Nations Unies

us ne sommes pas les seuls à avoir cette idée. Nous devons faire la queue pendant au moins une heure pour acheter notre ticket et découvrir le créneau horaire qui nous est réservé. Nous nous acquittons des 12$ demandés par visiteur.
Il n’y a pas de visite libre et il faut être accompagné par un guide. Pas de chance, il n’y a pas de visite en français programmée. Nous nous rabattons sur une visite en anglais… dans une heure.
Nous attendons tranquillement en scrutant les officiels pénétrer dans le saint des saints.
Les écoliers américains visitent également le bâtiment. Nous nous rendons compte des ravages des hamburgers et de la glace au chocolat. L’Amérique fabrique réellement des générations d’obèses.
Enfin, notre guide vient nous prendre en charge. Elle nous demande de porter un badge de façon bien visible et nous demande d’où nous venons. Elle est chinoise. Nous sommes français, américains, hollandais, allemands, espagnols, taïwanais. La visite peut commencer.
Le Siège se compose de quatre bâtiments, à savoir de l'Assemblée générale, des Conférences, du Secrétariat avec ses 39 étages, et enfin de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld, qui fut ajouté plus tard en 1961. Le complexe a été conçu par une équipe de 11 architectes, dirigée par Wallace K. Harrison, des Etats-Unis.
La visite du siège de l’ONU commence par une courte présentation de l’organisation.
Nous découvrons ensuite ce que les Etats membres ont offert en cadeau à l’ONU depuis sa création notamment :
• une sculpture en ivoire offerte par la Chine en 1974 aux Nations Unies. Elle représente le chemin de fer de Chengtu-Kuming, qui fut ouvert en 1970 et couvre une distance de plus de 1000 kilomètres. Ce chemin de fer relie deux provinces de Chine, Yunnan au Sud et Szechuan au Nord. Cette sculpture a été faite à partir de 8 défenses d'éléphant, et il est dit que 98 personnes ont participé à sa réalisation pendant plus de deux ans. La finesse du détail est incroyable, il est même possible de voir des personnes, sculptées à l'intérieur du train.
• une batterie des Caraïbes;
• une maquette de la barge royale de Thaïlande.
Nous pénétrons enfin dans la salle de l'Assemblée générale, la plus grande du Siège des Nations Unies, avec 1800 places assises. Le plan de la salle est un produit de la collaboration étroite des 11 architectes qui ont conçu le siège. Pour marquer son caractère international, la salle ne contient aucun cadeau venant des Etats membres. Le seul cadeau dans la salle de l'Assemblée générale est anonyme : deux fresques abstraites de chaque côté de la salle, de Fernand Léger, artiste français. Elles ont été offertes par un donateur dont le nom n'a pas été révélé, par l'intermédiaire de l'Association pour les Nations Unies des Etats-Unis.

La salle de l'Assemblée générale est la seule salle à porter l'emblème des Nations Unies. L'emblème représente la carte du monde vu du Pôle nord, entourée d'une couronne d'olivier comme symbole de la paix.
En sortant, nous découvrons la mosaïque de Norman Rockwell ; Cette mosaïque fut offerte aux Nations Unies, à l'occasion du 40ème anniversaire en 1985 par Nancy Reagan, alors première Dame des Etats-Unis. La mosaïque est basée sur une peinture de Norman Rockwell, intitulée la Règle d'or. L’artiste voulait illustrer comment la Règle d'or est un thème commun dans la majorité des religions à travers le monde. Elle représente des gens de toute race, conviction et couleur avec dignité et respect. La mosaïque porte une inscription signifiant "Comporte-toi avec les autres comme tu voudrais qu'ils le fassent avec toi."
La section suivante présente les trente articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme illustrés par l’artiste brésilien Octavio Roth, ainsi qu’une exposition sur le désarmement.
Parmi les objets exposés se trouvent :
o des objets ayant survécu aux explosions nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki (pièces de monnaie, bouteille, uniforme d’écolier et sculpture de Ste Agnès);
o des mines anti-personnel de types et formes variés;
o l’Escopetarra, une guitare fabriquée à partir d’une Kalachnikov AK-47 par César Lopez, musicien et activiste colombien.
Nous pénétrons ensuite dans la salle de réunion du Conseil de sécurité. Cette salle, dessinée par l'architecte norvégien Arenstein Arnenberg, a été offerte par la Norvège.
La fresque de l'artiste norvégien Per Krogh est un élément central de la salle. Elle représente un phœnix renaissant de ses cendres, symbole du monde en reconstruction après la deuxième guerre mondiale. Au dessus de couleurs sinistres, différentes images de couleurs vives symbolisent l'espoir en un avenir meilleur. L'égalité est représentée par un groupe de personnes pesant des graines pour les partager entre elles.
La tapisserie de soie bleue et or sur les murs et les draperies des fenêtres donnant sur l"East River" représentent l'ancre de la foi, la semence de l'espoir, et le cœur de la charité.
La Charte des Nations Unies donne au Conseil de sécurité la responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales.
Considéré comme la "salle d'urgence" des Nations Unies, le Conseil de sécurité doit être prêt à se réunir à tout moment en cas de menace pour la paix. Pour le coup, nous sommes muets face à la solennité de cette salle aussi surannée que chargée d’histoire.
La dernière partie de la visite est consacrée à la présentation du Conseil de sécurité, du travail des opérations de maintien de la paix et des efforts déployés par l’ONU pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement à travers des panneaux d’expositions qui manquent de dynamisme. En langage non diplomatique, c’est chiant !
Comme toute visite qui se respecte, il est temps de passer par la boutique…
Porter un t-shirt avec le logo des nations unies est plutôt tentant et… nous ne résistons pas à la tentation. Nous achetons un T-shirt, un porte clés. Alain achète (bien entendu) le célèbre drapeau bleu qui ira rejoindre tous ceux qu’il a déjà achetés lors de nos précédents voyages.
Nous voulons manger car il est presque 14 heures 30 mais la cafétéria pour les visiteurs est minuscules et le peux de choses à manger est hors de prix. Finalement nous attendrons encore un peu.
Nous sortons du bâtiment pour reprendre notre tour de New-York.
Le bus se fait attendre. Il pleut toujours.
Au loin, des sirènes de police. C’est fascinant d’entendre ces voitures, les pompiers, les ambulances ont aussi des sirènes assourdissantes. Pourquoi autant de décibels, autant de flashs et de gyrophares ? Je ne suis pas certain que cette abondance d’effets sonores et visuels aident mieux à se diriger dans la circulation. Peut être juste l’intention de rappeler à la population : « Voyez, entendez, nous sommes là, nous veillons sur vous ».
Là, c’est une file de voitures de police qui passent devant nous, presque au ralenti. Il y en a bien une dizaine, gyrophares allumées et sirènes hurlantes. Un cortège officiel pour les Nations Unies. Non, elles continuent leur chemin… pas d’explications.
De retour dans le bus. C’est l’heure de manger. Notre bus fait un arrêt au Rockfeller Center et nous décidons d’y descendre.